L'import-export cumule les complexités : achats en devises, frais d'approche, délais d'acheminement longs, et une conformité qui ne s'arrête pas aux frontières. Odoo tient cette chaîne internationale.
L'essentiel
- Multidevises : achats, ventes et écarts de change gérés nativement, avec taux historisés.
- Intrastat : le dépôt communautaire
intrastat-extrastatajoute 7 modules documentés pour les déclarations d'échanges de biens. - Incoterms portés par la commande, car ils déterminent qui supporte quoi — et donc votre coût de revient réel.
- e-reporting des opérations intracommunautaires et d'export : un point à paramétrer explicitement, souvent oublié.
Gérer le multidevises
Achats en dollars, ventes en euros : Odoo gère les devises et les écarts de change proprement, pour une marge réelle et une comptabilité juste.
Le vrai coût d'un produit importé
Le prix d'achat n'est qu'un début : transport, douane, assurance. En intégrant ces frais d'approche au coût des marchandises, vous connaissez votre marge réelle, pas une illusion.
En import, vendre « avec marge » sur le seul prix d'achat est le piège classique : les frais d'approche mangent le bénéfice. Les intégrer change toutes les décisions de prix.
Stock et délais longs
Avec des stocks en transit et des délais de plusieurs semaines, l'anticipation est vitale. Odoo suit le réceptionné, l'attendu et le disponible.
Conformité nationale et internationale
Pour vos ventes en France, la facturation électronique 2026 ; pour vos opérations internationales, l'e-reporting. Odoo couvre les deux.
L'accompagnement Atalios
Devises, frais d'approche, flux internationaux, conformité : nous configurons Odoo pour votre activité d'import-export et formons vos équipes.
Le coût de revient d'un produit importé
L'erreur la plus répandue en import est de valoriser un produit à son prix d'achat fournisseur. Le coût réel s'en écarte systématiquement de 10 à 30 %, et cet écart décide de la marge.
| Composante | Souvent oubliée ? | Comment la traiter |
|---|---|---|
| Prix fournisseur en devise | Non | Taux du jour de la facture, pas de la commande |
| Transport international | Parfois | Coût au débarquement, réparti sur les références |
| Droits de douane | Souvent | Par code nomenclature, sur la fiche article |
| Assurance et manutention | Presque toujours | Réparties au prorata de la valeur |
| Écart de change au règlement | Presque toujours | Écriture d'écart, imputée à la marge |
Les deux dernières lignes sont celles qui faussent le plus les décisions de prix. Un écart de change de 4 % sur un produit à 15 % de marge brute en absorbe le quart, sans jamais apparaître dans le calcul de marge affiché.
La bonne pratique : valoriser au coût au débarquement, toutes composantes réparties. Odoo le permet par les frais à la réception, répartis au prorata de la valeur ou du poids. C'est un paramétrage à faire avant les premières réceptions, pas après.
Côté incoterms, l'enjeu est de savoir qui paie le transport et à partir d'où le risque est transféré : porté par la commande, l'incoterm rend cette information consultable plutôt que mémorisée. Voir les achats et l'e-reporting.
Questions fréquentes
Odoo gère-t-il plusieurs devises ?
Oui, nativement : factures, règlements et écarts de change, avec des taux historisés et actualisables. Le point à décider est la devise de tenue de votre comptabilité et le mode de réévaluation des créances en devise à la clôture — une décision comptable, à prendre avec votre expert-comptable.
Les déclarations Intrastat sont-elles couvertes ?
Oui, par le dépôt communautaire intrastat-extrastat : 7 modules documentés qui produisent les déclarations d'échanges de biens à partir des mouvements réels. Encore faut-il que les codes nomenclature soient renseignés sur les fiches articles — c'est là que le travail se trouve.
Comment l'e-reporting s'applique-t-il à l'export ?
Les ventes à l'export et les livraisons intracommunautaires ne circulent pas comme des factures B2B domestiques : leurs données de transaction relèvent de l'e-reporting, transmis par votre plateforme agréée. C'est un paramétrage distinct de celui des factures françaises, et il est régulièrement oublié au démarrage.
Peut-on gérer des entrepôts à l'étranger ?
Oui, comme entrepôts supplémentaires avec leurs propres règles. Si l'entité à l'étranger est une société distincte, le sujet devient le multi-sociétés avec plans comptables et devises distincts, et il doit être tranché avant le paramétrage.
En résumé
Multidevises, coût réel à l'import, stocks en transit, double conformité : Odoo donne de la visibilité là où l'import-export en manque cruellement. Découvrez nos offres ou parlons de vos flux.