Général5 min de lecture

Sauvegardes et plan de reprise : ne perdez jamais vos données

Une sauvegarde qui n'a jamais été restaurée n'est pas une sauvegarde : c'est une hypothèse. Atalios réalise 1 sauvegarde quotidienne des instances qu'il héberge — soit au plus 24 heures de saisie exposées — et la question à poser à tout prestataire est la date de la dernière restauration réellement effectuée. Les trois chiffres d'un plan de reprise, et le test qu'on peut faire ce mois-ci.

Serveurs et infrastructure de sauvegarde de données

La question n'est pas si vous perdrez des données un jour, mais quand — et surtout, si vous serez prêt. Panne matérielle, rançongiciel, suppression accidentelle : une PME sans sauvegardes fiables joue sa survie. Les bons réflexes ne sont pourtant pas compliqués.

L'essentiel

  • RPO (perte de données acceptable) : avec une sauvegarde quotidienne, vous acceptez de perdre au plus une journée de saisie.
  • RTO (délai de remise en service) : combien de temps votre activité tient sans l'outil. Répondez en heures, pas en principes.
  • Test de restauration : la seule mesure qui vaille. Sans date de dernier test, les deux chiffres précédents sont des intentions.
  • Sauvegarde hors du même endroit : une copie sur le même serveur ne protège de rien d'autre qu'une erreur de manipulation.

Les trois menaces réelles

  • La panne : un disque, un serveur lâche.
  • L'attaque : un rançongiciel chiffre vos fichiers.
  • L'erreur humaine : la plus fréquente — une suppression, un écrasement.

Aucune n'est rare. Toutes sont survivables… avec des sauvegardes.

La règle 3-2-1

Un standard simple et robuste : 3 copies de vos données, sur 2 supports différents, dont 1 hors site. La copie externalisée est ce qui vous sauve d'un sinistre local (incendie, vol, rançongiciel qui atteint le réseau).

La sauvegarde qu'on ne teste pas n'existe pas

Le piège classique : croire qu'on est sauvegardé… jusqu'au jour où la restauration échoue. Testez régulièrement une restauration réelle. C'est le seul moyen de savoir que ça marche.

Une sauvegarde jamais restaurée est une hypothèse, pas une sécurité.

Définir RPO et RTO

Deux questions de dirigeant :

  • RPO : combien de données puis-je me permettre de perdre ? (→ fréquence des sauvegardes)
  • RTO : en combien de temps dois-je être reparti ? (→ plan de reprise)

Y répondre, c'est passer d'une sauvegarde subie à un vrai plan de reprise d'activité.

L'approche Atalios

Avec un Odoo hébergé par Atalios, c'est intégré : sauvegardes quotidiennes automatiques, copies externalisées (Cloudflare R2), hébergement souverain en France. Vous n'avez rien à gérer — et vos données sont réversibles à tout moment.

Le test qu'on peut faire ce mois-ci

Un plan de reprise écrit et jamais éprouvé donne une fausse sécurité, qui est plus dangereuse qu'une absence de plan — parce qu'elle empêche de se poser la question. Voici un test tenable en une demi-journée.

  1. Demandez une restauration de votre instance sur un environnement séparé, à une date précise de la semaine passée.
  2. Chronométrez. Du moment où vous le demandez au moment où vous ouvrez une facture : c'est votre RTO réel, pas celui du contrat.
  3. Vérifiez les pièces jointes. C'est l'oubli classique : la base est restaurée, les documents attachés ont disparu, et personne ne s'en aperçoit avant un contrôle.
  4. Écrivez la date du test quelque part. La prochaine question utile sera : à quand remonte le dernier ?

Un point que peu de contrats précisent : la durée de rétention. Une sauvegarde quotidienne conservée sept jours ne protège pas d'une corruption découverte trois semaines plus tard — cas le plus fréquent avec les rançongiciels, qui attendent avant de se manifester.

Demandez donc deux chiffres, et non un : la fréquence, et la profondeur d'historique. Nos engagements figurent dans les CGV, et l'export complet de vos données reste gratuit et disponible à tout moment — c'est votre sauvegarde à vous, celle qui ne dépend pas de nous.

Questions fréquentes

À quelle fréquence faut-il sauvegarder un ERP ?

Quotidiennement au minimum, ce qui revient à accepter de perdre au plus une journée de saisie. Si cette perte est inacceptable — une activité de caisse, par exemple — la question n'est pas la fréquence mais l'architecture, et elle se chiffre différemment.

Une sauvegarde chez l'hébergeur suffit-elle ?

Elle couvre la panne matérielle et l'erreur de manipulation, soit la grande majorité des incidents. Elle ne couvre pas la défaillance du prestataire lui-même. C'est pourquoi l'export complet, que vous conservez de votre côté, reste la seule sauvegarde dont vous maîtrisez entièrement le sort.

Combien de temps faut-il pour restaurer une instance Odoo ?

Techniquement, de quelques minutes à quelques heures selon le volume de la base et des pièces jointes. Le délai réel dépend surtout de la décision : constater l'incident, décider de restaurer, choisir le point de restauration. C'est cette partie que le test chronométré révèle.

Que faire en cas de rançongiciel ?

Isoler, ne pas payer, et restaurer à un point antérieur à la compromission — ce qui suppose une profondeur d'historique suffisante, car ces attaques dorment souvent plusieurs semaines. Une rétention de sept jours est, dans ce scénario précis, à peu près inutile.

En résumé

Règle 3-2-1, restaurations testées, RPO/RTO clairs : la perte de données n'est une catastrophe que pour ceux qui ne s'y sont pas préparés. Parlons de la sécurité de vos données.

SécuritéSauvegardePME

Partager

Articles connexes

Bureau avec ordinateur portable et documents de facturation
Depuis le recentrage du portail public annoncé en octobre 2024, toute entreprise française doit passer par une plateforme agréée pour émettre et recevoir ses factures électroniques : la conformité ne distingue donc plus les offres, puisqu'elles respectent le même cahier des charges. Voici les huit critères sur lesquels elles diffèrent réellement, et ce que coûte de se tromper.
Lire la suite
Facturation électronique, Conformité
Calcul de rentabilité sur un tableau et une calculatrice
Le retour sur investissement d'un ERP ne se calcule pas après coup : il se mesure en relevant 4 chiffres avant le démarrage — temps de saisie, délai d'encaissement, taux d'erreur de facturation, et temps de production du reporting mensuel. La méthode, les postes réellement mesurables, et ceux qu'il faut cesser de promettre.